Le projet The Umbrellas fut conçu en 1984 et la production d’esquisses de l’objet imaginé, entre 1984 et 1991. Parasols jaunes pour la Californie, bleus pour le Japon. Cette œuvre préparatoire de 1987, représentant les parasols jaunes du site californien, témoigne du travail de conception mené par Christo. Associant crayon, pastel, fusain, peinture-émail et carte topographique, elle ancre la vision artistique dans la réalité géographique du territoire de Tejon Pass.
En ce qui concerne le choix des couleurs, le jaune représente pour Christo l’environnement et le climat californien : « Dans le sud de la Californie, la saison sèche dure tout l’été ‑ l’herbe, brûlée par le soleil, devient une herbe blonde sur des collines brunes ‑ c’est un paysage sec, donc : des parasols jaunes. C’était une des caractéristiques de l’œuvre d’art temporaire. » (1)
Par ailleurs, les parasols sont de fait assimilés à un peuplement végétal dont le code couleur est rapporté au biotope. Le site californien de Tejon Pass accueillit 1 760 parasols (2) couvrant une bande de 72,5 km². Il nécessita 960 installateurs. Le projet fut en place le 9 octobre 1991 (3).
« The Umbrellas ont été vus, approchés, et appréciés par le public pendant 18 jours ; soit à distance en voiture ou à proximité où ils bordaient les routes, soit en marchant sous « Les Parasols » dans leurs ombres lumineuses. » (4)
Notes
- Citation de Christo et Jeanne-Claude, 2000, p. 17. ↩
- Ces points sont des parasols d’une hauteur constante de six mètres et d’un diamètre constant de 8,66 mètres, constitués de huit pans triangulaires de tissu formant des plans inclinés, qui rayonnent depuis un point d’origine fixe, le sommet de leur pied. ↩
- Citation de Christo au sujet de la saison de mise en place : « Le projet The Umbrellas est intimement lié aux couleurs de la saison et à la dimension esthétique du paysage. En Californie, pendant la période sèche de l’été, les belles herbes hautes deviennent aussi dorées que les cheveux d’un enfant blond. J’aimerais beaucoup placer mes parasols jaunes là-bas, quand ces collines sont dorées. » (Yanagi M., 1989, Interview de Christo, in Catalogue d’exposition, Christo from the Lilja Collection, Musée d’art moderne et contemporain, Nice, pp. 176‑203). ↩
- Marsaud-Perrodin, 1996, p. 84. ↩
Référence : Christo (1998/a), Christo and Jeanne-Claude, The Umbrellas, Japan‑USA, 1984‑1991, Cologne, Editions B. Taschen, 1422 p. (2 volumes).