Arman,
(Armand Fernandez)
1928–2005
L’un des fondateurs du mouvement des Nouveaux Réalistes
Arman décompose, découpe et accumule tout ce qu’il lui tombe sous la main c’est son principe de base.
Il s’inspire même des emblèmes d’œuvres classiques pour les reconstruire et les recomposer.
Les « outrages » qui fait subire à La Vénus Genitrix du Louvre et la Diane de Versailles, en sont de parfaits exemples.

M.A.K. Galerie expose deux rares « Transculptures » : Venus Labyrinthe de l’Amour et Engrediane ainsi que des œuvres choisies qui permettent de parcourir 40 ans de création . 

Arman est un esthète.

il aime :

— La Musique, au point de noyer des violons (Violon noyé 1972) ou de les violenter (Violon Coupé III 1994)

— La Peinture, il l’accumule, laisse couler des tubes, et regarde les matières s’assembler (Accumulation de flacons de vernis et coulées rouge et argent, 1968-1969). 

Dans son concept novateur, Arman fige des collections d’objets, accumule des éléments du quotidien qu’il réussit à transformer en œuvres d’art inédites et muséales.

— La Littérature l’inspire également, il crée une accumulation de chaussures (More Cinderellas, 1995) clin d’œil à Cendrillon des contes de Grimm et de Perrault. 

Dès 1964, fort de sa nouvelle maîtrise du plexiglas, l’artiste réalise un tableau dans lequel il parvient à capturer des billes de mercure pour réaliser une œuvre tout a fait novatrice.

Cette création est particulièrement sensible aux effets de lumière si bien que son aspect est ainsi en perpetuel transformation.

L’énergie qu’elle dégage a séduit directeur du Musée du Carnegie Institute. Il la présente à l’Exposition internationale d’Art contemporain de Pittsburg.
Sidney Janis tombe sous son charme et l’acquiert pour sa galerie new-yorkaise.
40 ans plus tard, elle se retrouve à Paris, chez M.A.K. Galerie.