Wrapped Trees

À l’automne 1998, dans le cadre de l’exposition « Magie des arbres », la Fondation Beyeler présente une intervention artistique qui valut une notoriété importante au musée de Riehen : Wrapped Trees de Christo et Jeanne-Claude.

À proximité immédiate du musée Beyeler, dans le Berower Park, 178 arbres furent emballés de 55 000 mètres carrés de tissu. La matière utilisée, le polyester (1), apporte une variété infinie d’aspects et de tonalités selon l’incidence de la lumière, du vent, de la pluie et de la neige.

L’aspect visuel de ces arbres inspire la possibilité de saisir la complexité du réel sous la forme d’un tableau traditionnel : l’expérience directe et sensuelle du parc révéla l’effet phénoménal de Wrapped Trees — pesanteur et légèreté, transparence et compacité.

Au sujet de Wrapped Trees, propos recueillis par Anne Volvey :

« …En accord avec son objet référent, les arbres fruitiers japonais protégés du gel hivernal par une toile, l’installation Wrapped Trees devait rester en place pendant toute la durée de l’hiver. Lors des entretiens qu’elle a eus avec les artistes en juillet 2003, Jeanne-Claude a significativement rapporté l’anecdote suivante : les artistes avaient considéré Wrapped Trees comme une œuvre mineure ; ils ne lui avaient pas, par conséquent, appliqué leur norme temporelle habituelle — or, devant la beauté de l’installation, ils ont décidé de la « traiter comme les autres » : ils ont ordonné son démantèlement avant la date prévue. » (2)

Wrapped Trees est restée en place du 13 novembre au 13 décembre 1998. La standardisation temporelle apparaît, par conséquent, comme une marque de l’œuvre (3).

Notes

  1. Polyester : fibre synthétique couramment utilisée pour ses propriétés mécaniques et sa résistance aux intempéries ; dans Wrapped Trees, elle permet des variations d’opacité et de brillance selon les conditions atmosphériques.
  2. Anne Volvey (propos recueillis), citation relative à Wrapped Trees, rapportant un témoignage de Jeanne-Claude lors d’entretiens menés en juillet 2003.
  3. La « standardisation temporelle » renvoie ici à la norme de durée d’installation et de démontage, considérée comme un paramètre structurant dans l’économie des projets in situ de Christo et Jeanne-Claude.

Over the River

Ce projet est né en 1992 d’un sourire échangé sept ans plus tôt entre Christo et Jeanne-Claude, alors qu’ils dirigeaient l’Empaquetage du Pont-Neuf à Paris. Au milieu de l’animation et de l’agitation, ils avaient ressenti le même émerveillement devant le tissu ondoyant et scintillant qui réfléchissait la lumière de la Seine.

De 1992 à 1994, le couple se mit en quête du site idéal pour accueillir Over the River. Ils traversèrent les Grandes Rocheuses et explorèrent 89 rivières pour n’en retenir que six.

En 1996, ils savaient que ce serait l’Arkansas, dans l’État du Colorado : une portion de près de 68 km entre les villes de Salida et de Cañon City. Les berges hautes faciliteraient l’ancrage des câbles d’acier sur lesquels seraient tendues les toiles, très au-dessus du niveau de l’eau, en huit longs segments largement séparés pour laisser passer la lumière naturelle du soleil. La forme de chacun de ces huit segments suivrait exactement celle du cours de la rivière.

L’année suivante commencèrent les tests à grandeur nature. Il y en aurait quatre, à l’abri des regards indiscrets. Lors du seul premier test, organisé en juin 1997, Vince Davenport, chef-ingénieur du projet, identifia 400 choses à ne surtout pas faire (1). Les essais suivants eurent lieu en septembre 1997, puis en juin 1998, et un dernier pendant l’été 1999.

Dix-huit panneaux furent nécessaires pour déterminer la matière, l’épaisseur, le type de tissage et la couleur de la toile afin d’atteindre une perfection esthétique. La toile fut ensuite soumise à des tests de résistance aux intempéries afin de parer tout risque. L’œuvre avait été pensée pour s’intégrer au paysage sans le dénaturer.

Une équipe d’ingénieurs, d’artisans et de techniciens, soudés autour des artistes, contribua à mener le projet à maturité. Après vingt ans de discussions, de dessins et d’essais à l’appui, ils obtinrent à l’unanimité le Temporary Use Permit (Permis d’utilisation temporaire) du site convoité, afin de réaliser enfin Over the River (2).

Ce permis fut délivré à l’issue d’une étude d’impact environnemental exceptionnelle — la première menée pour une œuvre d’art, puisqu’un tel dispositif est généralement réservé à des infrastructures majeures (ponts, barrages permanents). Menée sur trois ans, elle donna lieu à un rapport détaillé de plus de 1 500 pages, saluant l’originalité de la démarche et les bénéfices attendus pour la région (3).

L’événement aurait été unique : pendant deux semaines seulement, on aurait pu, depuis la route longeant l’Arkansas ou les sentiers escarpés, admirer ces jeux de lumière et de reflets. Et les amateurs de rafting auraient vécu l’expérience de naviguer « entre deux eaux »… Mais l’aboutissement du projet fut reporté sine die : un groupe local prit l’initiative de poursuivre en justice les institutions du Colorado, sans jamais incriminer directement le couple ni le projet lui-même.

En 2017, Christo, déjà âgé de 82 ans, mobilisa toutes ses forces au service d’un autre projet grandiose et pérenne : le Mastaba d’Abu Dhabi, dont il espérait la concrétisation de son vivant. Il s’éteignit trois ans plus tard, laissant trois œuvres « orphelines » — l’Arc de triomphe à Paris, le Mastaba à Abu Dhabi et Over the River pour l’Arkansas (4).

Notes

  1. Vince Davenport est mentionné comme chef-ingénieur du projet Over the River ; l’anecdote des « 400 choses à ne surtout pas faire » renvoie au premier test (juin 1997) dans la chronologie technique du projet.
  2. Temporary Use Permit : permis d’utilisation temporaire requis pour l’occupation du site et le déploiement de l’installation in situ.
  3. Étude d’impact environnemental (durée : trois ans), rapport final de plus de 1 500 pages — présentée comme une première dans le cas d’une œuvre d’art.
  4. Bibliographie indicative sur Over the River et les projets aquatiques de Christo et Jeanne-Claude : voir section « Bibliographie ».

Bibliographie

  • Christo and Jeanne-Claude, Over the River – Project for the Arkansas River, State of Colorado, a Work in Progress, catalogue d’exposition, Galerie Guy Pieters, 2010.
  • Germano Celant, Christo and Jeanne-Claude Water Projects, Milan, Silvana Editoriale, 2016, p. 242261.

Wrapped Reichstag

« Nous pouvons encore profiter de cet état de “Belle au bois dormant” qui est celui du Reichstag. C’est comme une énorme puissance en veilleuse. Aucun Allemand ne pensait voir de son vivant son pays réunifié. Le Reichstag fut construit pour être le siège du parlement d’une Allemagne unie. Je pense que tous nos projets arrivent au moment qui leur est propice. Aujourd’hui, le site présente un potentiel encore plus fort car le monde entier se pose des questions sur le futur de l’Europe et sur les orientations que prendra cette énorme concentration de richesse, de puissance économique et politique qui s’appelle l’Allemagne et qui projette une interrogation immense sur le vingt et unième siècle. » (J. Baal-Teshuva, Christo et Jeanne-Claude, Cologne, éd. Taschen, 1995, p. 85).

Cette installation éphémère était visible du 25 juin au 7 juillet 1995 à Berlin. Wrapped Reichstag, est à ce jour le plus délicat et le plus long de ses projets. Le projet représente non seulement 24 années d’efforts de la vie des artistes mais aussi des années de travail d’équipe de la part des plus importants collaborateurs (1). Il nécessita des équipes de 90 alpinistes professionnels et 120 ouvriers (2). Les façades, les tours et le toit furent couverts de 70 panneaux de toile cousus sur mesure, représentant deux fois plus de tissu que la surface des bâtiments. Cette oeuvre a nécessité 100.000 m² de tissu argenté (polypropylène, recouvert par une couche d’aluminium) et 15 km de corde bleue. Christo et Jeanne-Claude ont choisi ce tissu particulier pour créer un jeu de texture avec cette matière réfléchissante et les plis qu’ils ont formé enl’installant sur le bâtiment. Cette oeuvre éphémère a duré 14 jours. Elle a été auto financée par la vente des planches du projet, comme à leur habitude.

L’idée de l’empaquetage fut émise dès 1971; Christo réalise ses premières esquisses du Reichstag emballé à cette époque, mais le projet concernant ce monument chargé de souvenirs marqués par les conséquences de la Seconde Guerre Mondiale est freiné par les réticences du chancelier Helmut Kohl qui voit dans cette réalisation le symbole de la persécution nazie envers les juifs et les communistes.

Il faudra attendre le 20 décembre 1991, date à laquelle les artistes reçoivent une lettre de Rita Sussmuth, parlementaire CDU et Présidente du Bundestag depuis 1988, dans laquelle elle leur propose son aide : « I personally would like to help you realize your dream of wrapping the Reichstag building » (Christo, ibid., p. 131).

En 1993, sur ses conseils, ils lancent, à Bonn, une première campagne de lobbying auprès des parlementaires. Elle est introduite, à Berlin, en février 1993, par une exposition de dessins et de collages préparatoires dans le Reichstag (3) et, à Bonn, en mars 1993, par la présentation de la maquette du projet dans le hall du Bundestag. Le projet a fait l’objet de deux campagnes de proposition de la part des Christo : La première, qui s’est soldée par un échec, entre 1971 et 1977, la seconde, qui a abouti, entre 1991 et 1995.

CHRISTO I Automne 2015 55
ESPACE MARC‑ARTHUR KOHN I 24, AVENUE MATIGNON I PARIS

Le fait est que la chute du Mur ait pu constituer le moment favorable de l’accroissement de l’influence des supporteurs du projet, jusqu’au vote du Bundestag en faveur de sa réalisation, le 25 février 1994 est indéniable. U. Kolmstetter (1998) rapporte que le samedi 25 juin 1995, soit le premier jour d’exposition de l’objet d’art berlinois, 600.000 visiteurs ont été comptés. Un autre décompte de police effectué durant la nuit précédant son démontage indique 500.000 visiteurs (Chernow, 2002) : Quel succès ! L’oeuvre empaquetée restera 14 jours, pour une fréquentation de 5.000.000 personnes (4).

Notes

  1. Collaborateurs : Michael S. Cullen, Sylvia et Wolfgang Volz et Roland Specker (Marsaud Perrodin, 1996, p. 86)
  2. Christo and Jeanne-Claude. Ed. Taschen, Page 614
  3. Le Reichstag, bâtiment construit en 1884 pour accueillir l’assemblée du Reich unifié, a successivement servi d’enceinte à des fonctions politiques et à des fonctions muséographiques. Brûlé en 1933, presque détruit en 1945, il a été politiquement désaffecté entre 1933 et 1991. Converti en centre de propagande sous le IIIe Reich, il a hébergé de nombreuses expositions dont « Bolschewismus ohne Maske » ( Le Bolchévisme sans masque ) et « Der ewige Jude » ( Le juif éternel ). En 1971, restauré et modernisé, il a accueilli une exposition permanente intitulée « Fragen an die deutsche Geschichte » ( Questions à l’Histoire allemande ). Après la Réunification des deux Allemagnes, il a été réinvesti de sa fonction politique par un vote du Bundestag en octobre 1991. Sa réhabilitation a alors été soumise à un concours d’architecture.
  4. Christo and Jeanne-Claude. Ed. Taschen, Page 632

N-B : Une partie des citations (x) sont extraites de la thèse de Anne Volvey : Art et spatialités d’après l’oeuvre in situ outdoors de Christo et Jeanne-Claude. Objet textile, objet d’art et oeuvre d’art dans l’action artistique et l’expérience esthétique. Geography. Université Panthéon‑Sorbonne – Paris I, 2003.

The Umbrellas

Le projet The Umbrellas fut conçu en 1984 et la production d’esquisses de l’objet imaginé, entre 1984 et 1991. Parasols jaunes pour la Californie, bleus pour le Japon. Cette œuvre préparatoire de 1990, représentant les parasols bleus du site japonais, témoigne de la phase finale de conception du projet. Associant crayon, pastel, fusain, peinture-émail et carte topographique, elle ancre la vision artistique dans la réalité géographique de la vallée de la rivière Sato.

Le bleu fut choisi pour le Japon en réponse à son environnement et son climat : contrairement à la sécheresse californienne, la région d’Ibaraki bénéficie d’une végétation luxuriante et de rizières verdoyantes. Les parasols sont de fait assimilés à un peuplement végétal dont le code couleur est rapporté au biotope.

Le site japonais du fond et des versants de la rivière Sato accueillit 1 340 parasols (1) couvrant une bande de 57 km². Il nécessita 920 installateurs. Le projet fut en place le 9 octobre 1991 (2).

Avec ce projet, Christo a changé l’ordre de grandeur de leur intervention in situ : le gigantisme constitue depuis lors la caractéristique la plus spectaculaire des projets et installations, qui culminera, en 1991, dans le dédoublement du site d’installation de The Umbrellas de part et d’autre du Pacifique (3).

« The Umbrellas ont été vus, approchés, et appréciés par le public pendant 18 jours ; soit à distance en voiture ou à proximité où ils bordaient les routes, soit en marchant sous « Les Parasols » dans leurs ombres lumineuses. » (4)

Notes

  1. Ces points sont des parasols d’une hauteur constante de six mètres et d’un diamètre constant de 8,66 mètres, constitués de huit pans triangulaires de tissu formant des plans inclinés, qui rayonnent depuis un point d’origine fixe, le sommet de leur pied.
  2. Citation de Christo au sujet de la saison de mise en place : « Je pense que l’automne est aussi idéal au Japon car — pour des raisons aussi pratiques qu’esthétiques — j’aimerais utiliser les rizières. Après la récolte du riz, quand les rizières ne sont plus plantées, je serai libre d’y installer les parasols. Je réaliserai le projet quand cela conviendra aux fermiers et aux habitants. » (Yanagi M., 1989, Interview de Christo, in Catalogue d’exposition, Christo from the Lilja Collection, Musée d’art moderne et contemporain, Nice, pp. 176‑203).
  3. « Pourquoi Ibaraki ? […] Ibaraki se trouve au nord de Tokyo, près de l’aéroport international de Narita. […] Le Pacifique réunit les deux sites. » (Christo et Jeanne-Claude, 2000, p. 19).
  4. Marsaud-Perrodin, 1996, p. 84.

Référence : Christo (1998/a), Christo and Jeanne-Claude, The Umbrellas, Japan‑USA, 1984‑1991, Cologne, Editions B. Taschen, 1422 p. (2 volumes).

The Umbrellas

Le projet The Umbrellas fut conçu en 1984 et la production d’esquisses de l’objet imaginé, entre 1984 et 1991. Parasols jaunes pour la Californie, bleus pour le Japon. Cette œuvre préparatoire de 1987, représentant les parasols jaunes du site californien, témoigne du travail de conception mené par Christo. Associant crayon, pastel, fusain, peinture-émail et carte topographique, elle ancre la vision artistique dans la réalité géographique du territoire de Tejon Pass.

En ce qui concerne le choix des couleurs, le jaune représente pour Christo l’environnement et le climat californien : « Dans le sud de la Californie, la saison sèche dure tout l’été ‑ l’herbe, brûlée par le soleil, devient une herbe blonde sur des collines brunes ‑ c’est un paysage sec, donc : des parasols jaunes. C’était une des caractéristiques de l’œuvre d’art temporaire. » (1)

Par ailleurs, les parasols sont de fait assimilés à un peuplement végétal dont le code couleur est rapporté au biotope. Le site californien de Tejon Pass accueillit 1 760 parasols (2) couvrant une bande de 72,5 km². Il nécessita 960 installateurs. Le projet fut en place le 9 octobre 1991 (3).

« The Umbrellas ont été vus, approchés, et appréciés par le public pendant 18 jours ; soit à distance en voiture ou à proximité où ils bordaient les routes, soit en marchant sous « Les Parasols » dans leurs ombres lumineuses. » (4)

Notes

  1. Citation de Christo et Jeanne-Claude, 2000, p. 17.
  2. Ces points sont des parasols d’une hauteur constante de six mètres et d’un diamètre constant de 8,66 mètres, constitués de huit pans triangulaires de tissu formant des plans inclinés, qui rayonnent depuis un point d’origine fixe, le sommet de leur pied.
  3. Citation de Christo au sujet de la saison de mise en place : « Le projet The Umbrellas est intimement lié aux couleurs de la saison et à la dimension esthétique du paysage. En Californie, pendant la période sèche de l’été, les belles herbes hautes deviennent aussi dorées que les cheveux d’un enfant blond. J’aimerais beaucoup placer mes parasols jaunes là-bas, quand ces collines sont dorées. » (Yanagi M., 1989, Interview de Christo, in Catalogue d’exposition, Christo from the Lilja Collection, Musée d’art moderne et contemporain, Nice, pp. 176‑203).
  4. Marsaud-Perrodin, 1996, p. 84.

Référence : Christo (1998/a), Christo and Jeanne-Claude, The Umbrellas, Japan‑USA, 1984‑1991, Cologne, Editions B. Taschen, 1422 p. (2 volumes).

The Umbrellas

Le projet The Umbrellas fut conçu en 1984 et la production d’esquisses de l’objet imaginé, entre 1984 et 1991. Parasols jaunes pour la Californie, bleus pour le Japon. Cette œuvre préparatoire de grand format, réalisée en 1987, témoigne de l’ampleur de la réflexion menée par Christo durant les années de conception du projet. Associant crayon, pastel, fusain, peinture-émail et carte topographique, elle illustre la méthode caractéristique de l’artiste : ancrer la vision artistique dans la réalité géographique du territoire.

Avec ce projet, Christo a changé l’ordre de grandeur de leur intervention in situ : le gigantisme constitue depuis lors la caractéristique la plus spectaculaire des projets et installations, qui culminera, en 1991, dans le dédoublement du site d’installation de The Umbrellas de part et d’autre du Pacifique. Au Japon, dans la vallée de la rivière Sato, dans la région d’Ibaraki et aux États-Unis à Tejon Pass en Californie (1). Il nécessita 2 000 installateurs (960 en Californie et 920 au Japon).

La description visuelle de The Umbrellas se compose d’un semis de 3 100 points (2) couvrant une certaine étendue, disposés sur les pentes et les fonds de vallée de deux sites accidentés : 1 760 parasols (3) sur le site californien de Tejon Pass couvrant une bande de 72,5 km² ; 1 340 parasols sur le site japonais du fond et des versants de la rivière Sato couvrant une bande de 57 km².

Le projet fut en place le 9 octobre 1991 (4). The Umbrellas devait rester en place trois semaines, afin de permettre les déplacements éventuels des spectateurs d’un site vers l’autre. The Umbrellas, le plus onéreux des projets réalisés, coûta 26 millions de dollars.

Notes

  1. « Pourquoi Ibaraki ? Pourquoi la Californie ? Quand les Christo ont commencé à chercher deux vallées idéales de part et d’autre du Pacifique, ils voulaient qu’elles soient très accessibles, non loin d’une agglomération urbaine, pour faciliter le travail des ouvriers et des fournisseurs, mais aussi pour les visiteurs. Ibaraki se trouve au nord de Tokyo, près de l’aéroport international de Narita. Le site californien se trouve juste au nord de Los Angeles, près de l’aéroport international LAX. Le Pacifique réunit les deux sites. » (Christo et Jeanne-Claude, 2000, p. 19).
  2. Le nombre des parasols est venu de l’inspiration des artistes.
  3. Ces points sont des parasols d’une hauteur constante de six mètres et d’un diamètre constant de 8,66 mètres, constitués de huit pans triangulaires de tissu formant des plans inclinés, qui rayonnent depuis un point d’origine fixe, le sommet de leur pied.
  4. Citation de Christo au sujet de la saison de mise en place : « …j’aimerais réaliser le projet à l’automne parce que les conditions atmosphériques sont plus stables et que j’aimerais éviter les changements de temps. Nous voulons le faire après la période des typhons, à peu près à la mi-octobre. »

Référence : Christo (1998/a), Christo and Jeanne-Claude, The Umbrellas, Japan‑USA, 1984‑1991, Cologne, Editions B. Taschen, 1422 p. (2 volumes).